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«Né Frédéric le 29 mars 1971 à Uccle, riante commune de la ville de Bruxelles. Depuis mon adolescence, on m'a criblé de sobriquets, dont le plus courant Bill, auquel je tiens. C'est sans doute de cette époque que m'est venue la passion des mots. Après quelques années d'errances peu studieuses et malgré tous mes efforts, j'ai été licencié en communications appliquées section publicité. Peu avant cette charmante nouvelle, j'ai commencé comme rédacteur-concepteur dans une agence de pub. C'était le 14 juillet 1995. Depuis lors, la France accueille ce nouvel écrivain de l'ombre en le célébrant chaque année à la même date. En dehors de mon job, qui me prend pas mal de temps, j'écris des chansons, des nouvelles, des contes pour enfants, de la poésie et, une fois par an, des feuilles d'impôts. Je suis fou d'assez bien de choses telles que la musique (beaucoup de tout) la décoration (un peu de tout) et, bien entendu, l'improvisation théâtrale qui est une autre de mes passions (qui surpasse tout). J'ai commencé à m'intéresser au haïku en janvier 1998 et je n'ai vraiment commencé à en composer qu'en mars 99 en vue du Mainichi Haiku Contest. Bien à vous, Bill.» (P.S. Bien que sur cette page nous soyons tous trois porteurs de barbe, nous ne constituons pas un échantillon représentatif du Belge, et ce n'est pas
une condition sine qua non pour être verbomoteur.)
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de son nénuphar la grenouille saute gaiement dans un gros nuage la mer est basse un crabe essaie d'attraper des éclats de lune mouche amoureuse d'une plante carnivore l'amour fait mal parfums calcinés je ne vois plus les corneilles champ en jachère phare dans la nuit le lapin blanc se répand sang couleur carotte sous la bougie, ma feuille points de suspension... ah non! petite coccinelle sur l'écran télé un jeune enfant prend un zèbre pour un code-barres tendre nuit d'été une comète sur ma tête c'est une luciole un soir en Écosse arrêté par les moutons drôle d'embouteillage je ne t'ai rien dit mais tu rougis doucement crépuscule |
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Élie Duvivier habite à Wasmes. Né un vendredi 13 de l'an 1960, il n'est pas superstitieux car cela porte malheur. Comptable de formation, il n'a jamais travaillé dans ce domaine mais il fut commis bancaire, journaliste hippique, gestionnaire ou agent de sécurité. Dans les années 80, comme il se marie, il suspend ses essais de poésie qu'il reprend en même temps que sa liberté, au début 1996. Depuis peu, il s'intéresse à la poésie classique après avoir autoédité trois recueils: Tout en tendresse (1996), Entre espoir et rupture (1997) et Chemin (en collaboration avec Chantal Canuet, peintre et poète; 1998). La poésie est un chemin qui mène à l'Homme. Ses haïkus, tantôt classiques et tantôt libres, se veulent être le reflet d'une Impression, titre qu'il a choisi pour un petit opuscule qu'il offre à l'occasion de rencontres ou liens poétiques. Il travaille à Haïkus et Triolets. Il est directeur de la revue An + (édition papier et édition électronique).
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Mourir dans tes bras Où l'ombre de la tendresse Dessine ton corps. Le silence amer D'une musique rebelle Brille en désaccord. Boire à la fontaine De l'avide liberté Pour s'ouvrir au monde. Au poste frontière La terre compte ses morts Par manque d'amour. Quand le bruit des bottes Me murmure mille morts, J'éteins la lumière. Fuis si tu le peux Mais à l'horizon du monde Sommeillent mes yeux. Aller de l'avant Vers les courbes de la vie Au fil du levant. Dans le flux de l'onde Bercé par l'espoir d'amour Se jette le monde. Au coeur de l'hiver Dors, sous un manteau de neige, Le serment d'hier. Amour, amitié Dans l'aube d'une romance Me fait perdre pied. |
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Né en 1941 à Anvers, Werner Lambersy vit à Paris et travaille à la diffusion des lettres wallonnes au Centre Wallonie-Bruxelles. Depuis 1967, il a publié une quarantaine d'ouvrages, surtout en poésie; citons: Maîtres et Maisons de Thé (Le Cormier, 1979; Labor, 1988), Paysage avec Homme nu dans la neige (Dur-An-Ki, 1982; La Vague à l'âme, 1992), Géographies et Mobiliers (Dur-An-Ki, 1985; Écrits des Forges, 1991), Komboloï suivi de Chànd-Màlà (Le Dé bleu, 1985), Stilb (Lafabrie, 1986; Cadex, 1994), L'Arche et la cloche (Les Éperonniers, 1988), Architecture Nuit (Phi/Noroît/Les Éperonniers, 1992), Quelques battements d'Elle (À travers, 1994), Journal d'un athée provisoire, 1996), Chroniques d'un promeneur assis (Cadex, 1997) et le recueil de haïkus Le déplacement du fou (Le Cormier, 1982; Orange bleue, 1995).
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Salle commune, oeufs sans écaille nageant dans le même bol. Sur la nappe, à côté des couverts, cicatrices au poignet. Fumant, passé minuit, heureux d'une autre allumette, ailleurs dans le noir. Feuille morte sur le carreau de la cuisine, je l'attends là depuis l'été. Il fume sur le pas de sa porte, et c'est la fumée qui part. Tôt le matin, marché aux bestiaux. La mort sent l'urine Squelettes d'oiseaux comme s'ils étaient tombés légers avec les feuilles. Nuages, sans racines jusqu'à ce qu'il pleuve. Ombre de nuage, et la plaine passe sous la charrue. Simple et sans serrures, cercueil de sapin blanc. |
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ce sentier où nous marchons rendez-vous elle guette les oiseaux coule la rivière le canard sur le banc pénombre frôlement léger de tissus ombres et pas perdus dans le métro un bout de chocolat sur ses lèvres deux jupes différentes en cinq minutes la rosée lave mes chaussures un blanc pour la date de sa mort les herbes grand océan souple |
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«Né en 1956, un mariage heureux, deux enfants. Ma formation de physicien m'a donné un regard insolite sur les choses. Mon métier d'informaticien me laisse beaucoup de petits temps vides propices à la rêverie. J'ai découvert depuis plus de dix ans la poésie chinoise Tang et chan. J'apprécie cette manière de décrire le monde par petites touches, en vrac, laissant le lecteur reconstruire les images, de même que son intégration dans le monde sensible. Je préfère les formes courtes, évanescentes. Le haïku m'a paru un aboutissement logique, une technique efficace. J'écris par plaisir, pour partager des émotions, des instants à conserver. Je publie sur diverses listes de diffusion et sites web. Il a créé le site temps libres / free times. |
entre sables et boues la rivière à marée basse héron dans la brume brume bleue ce matin et le foin fraîchement coupé la journée sera chaude gouttes froides dans la haie l'aube se lève, grise et venteuse le merle frissonne premiers matins froids l'épeire se hâte sur sa toile vivre encore un peu fin de journée moite l'air opalescent fraîchit juste avant la pluie stèle noire, ciel pur le pré s'estompe dans la brume derniers bruits du jour quatre heures du matin talons aiguilles sur le parquet le chat de retour deux bougies ce soir souper délaissé, dentelles sa peau si douce elle fixe son écran intimité surprise juste d'un regard matin d'alerte parmi les pommiers en fleur un parfum d'essence l'église est sombre par delà les âges et les guerres le bleu des vitraux |
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